Design inclusif : quelles bonnes pratiques pour améliorer mon UX ?

Lors de la conception d’un projet d’application, on souhaite souvent s’adresser à tout le monde, mais dans les faits, est-ce bien le cas ? Bien sûr, il est question d’accessibilité, mais pas seulement ! Il s’agit aussi de la représentation des personnes qui pourront utiliser votre application. C’est à dire pas seulement des personnes qui vous ressemblent, mais aussi des personnes racisées, des personnes handicapées, ou encore des personnes âgées.

On appelle ça le design inclusif, et voici quelques bonnes pratiques faciles à mettre en place pour optimiser votre UX !

Être inclusif dans les visuels

Photographies

Les photos, c’est le moyen privilégié pour ajouter du visuel dans un projet. Nous avons listé quelques conseils pour vous aider à les choisir : 

  • Recherchez des photos qui montrent des personnes d’origines, d’âges et de corpulences différentes, et/ou avec un handicap.
  • Pensez aussi à l’environnement qui les entoure : le contexte n’est pas le même pour un service en ligne, une entreprise qui propose un produit d’extérieur ou qui s’adresse à des personnes qui travaillent dans des bureaux.
  • Attention également à ne pas tomber dans la caricature qui pourrait sous-entendre une mauvaise compréhension de la situation des personnes concernées.

Avec toutes les banques de photo qui existent aujourd’hui, c’est très facile de trouver la bonne. Ce qui facilite la vie des personnes qui doivent administrer le contenu d’un site sans connaissances particulières dans le domaine par exemple.

Illustrations

L’illustration prend une place de plus en plus importante dans les applications et même dans les services en ligne de manière générale. C’est génial, car c’est un excellent moyen pour :

  • Inclure de l’humain, tout en étant visuellement attractif
  • Présenter des personnages non genrés
  • Représenter un maximum de monde à l’aide d’éléments comme un fauteuil roulant, une canne, une poussette, un turban, etc.
  • Appuyer votre charte graphique ! Les illustrations, de par leur style et leurs couleurs, peuvent constituer de vrais éléments de votre identité visuelle que vos utilisateurs·rices pourront reconnaître.

Il existe de nombreuses banques d’illustrations, dont Humaaan qui propose des combinaisons d’objets pour diversifier vos personnages.

Iconographie

Les icônes peuvent jouer un rôle dans le design inclusif, qui est parfois négligé. Vous souvenez-vous de l’histoire de l’icône “amis” sur Facebook en 2015 ? 

Caitlin Winner, alors Designer chez Facebook, a proposé une alternative qui met la femme a égalité avec l’homme (autrefois devant la femme qui était donc plus petite). Aujourd’hui, Facebook utilise une icône qui fait totalement abstraction du genre, et c’est mieux !

On remarque dans l’article de Caitlin Winner que l’équipe en a profité pour décliner le pictogramme de la Terre, qui ne représentait que les États Unis. C’est un bon point pour un service aussi mondialement utilisé !

Être attentif à l’iconographie, c’est aussi être attentif à l’interculturalité : prendre en compte la symbolique propre à chaque communauté, religion, pays… Chez Mobizel, nous avons récemment remplacé une icône qui représentait un petit cochon tirelire par quelque chose de plus neutre.

Être inclusif dans la rédaction

Écriture inclusive

L’objectif de l’écriture inclusive est de rédiger du contenu pour que le masculin ne l’emporte pas sur le féminin : on parle de langage épicène.

En pratique, comme vous l’avez peut-être remarqué dans cet article, il s’agit de trouver la bonne tournure de phrase pour ne pas genrer ses propos. Si vous devez accorder, la solution peut être d’ajouter un point médian dans les mots qui s’accordent au féminin. Par exemple : utilisateurs·rices.

Essayez avec ce raccourci, c’est facile ! Alt + Maj + F

UX Writing

Nous vous avons déjà parlé de wording auparavant, qui tient un rôle important dans le design inclusif.

Veillez à la compréhension…

Nous avons parlé de l’accord des mots au féminin, l’inclusivité dans la rédaction c’est aussi écrire quelque chose qui parle à tout le monde, et ne pas orienter son discours à un seul type de personne.

Pour un contenu compréhensible par tous·tes, évitez les acronymes et utilisez des mots et des phrases simples pour les personnes qui ne sont pas forcément du métier, qui pourraient n’avoir que des bases de la langue française ou qui ont peut-être un handicap mental.

Pour que vos rédactions soient cohérentes sur tous vos supports, vous pouvez définir une charte éditoriale qui sera partagée dans votre équipe pour que vos collègues en charge de la rédaction puissent savoir comment et à qui s’adresser. Au-delà de la compréhension par chacun·une, cela fait partie de votre identité !

… Et à la traduction

Votre application est-elle traduite en plusieurs langues ? Il faut anticiper la traduction des mots qui peuvent passer de 4 à 12 lettres. Assurez-vous que le mot, ou le nom de vos utilisateurs·ices par exemple, ait toujours de la place pour apparaître en entier.

Être inclusif dans l’usage

Accessibilité

Être accessible à tout le monde, ce n’est pas que dans la représentation. C’est aussi énormément dans l’usage ! En effet, un outil qui ne permet pas aux personnes handicapées de s’en servir est tout à fait discriminant.

En design, se préoccuper de l’accessibilité c’est…

  • Concevoir une navigation facile à utiliser, que ce soit pour des personnes en situation de handicap, des seniors, des enfants, ou simplement des personnes pas forcément habituées à l’usage des téléphones ou des ordinateurs
  • Vérifier que les boutons soient accessibles à tous les doigts
  • Contrôler le contraste des couleurs
  • S’assurer de la lisibilité de tous les textes

L’accessibilité de son application est un sujet à ne pas négliger qui mérite de traiter le sujet à part entière : on vous en parlera bientôt !

Avec cet article, vous avez toutes les clés pour améliorer l’UX de votre produit ou démarrer sans faute sa création. Et si vous nous contactiez pour en parler ?